Alternatives aux poursuites et réparation pénale avec la PJJ

publié le 2 juin 2012 (modifié le 27 décembre 2016)

Action de réparation pénale pour les mineurs

Dans le cadre d’actions « alternatives aux poursuites » ou de sessions de « stages de réparation pénale », la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) -UEMO de Toulon et Draguignan/Fréjus- met en place des journées consacrées à « la sensibilisation aux conduites à risques et la sécurité routière ».

Une rencontre avec une dizaine de jeunes s’inscrit autour de la notion de « citoyenneté », c’est-à-dire l’ensemble des conduites de respect des autres, de leurs biens et du bien public permettant de vivre ensemble.

En dépit d’un cadre juridique contraignant (les jeunes sont ici concernés par une obligation d’accomplir ce stage sous peine d’être sanctionnés par la mise en exécution de la peine par le juge), les stagiaires peuvent se mettre en situation d’écoute et de rencontre avec les intervenants.

La journée a plusieurs objectifs :

  • la confrontation active favorisant la démarche de reconnaissance des dommages causés, notamment du préjudice physique (le décès ou le handicap) suite aux infractions au code de la route,
  • l’information et la réflexion sur la responsabilisation civile et pénale en cas d’infractions routières ou non-respect du code de la route,
  • favoriser la prise de conscience.

Le matin, un atelier-débat « la sécurité routière, pourquoi ? », tenu par Philippe Aubinaud, policier spécialisé dans la prévention auprès des jeunes à la CRS Autoroutière Provence, en partenariat avec la MSR-Var.

Ce module participatif aborde l’accidentologie des 15-24 ans, les conduites à risque, les thèmes de la ceinture de sécurité, l’alcool et les stupéfiants au volant et l’importance de nos choix et de nos décisions sur la route (comportement responsable).

L’après-midi, ce débat est suivi du témoignage poignant de Fabrice Chabaury [1], intervenant départemental de sécurité routière pour la MSR-Var sur les conséquences des accidents vis-à-vis des victimes et de leurs familles ainsi que la vie au quotidien avec un handicap.

Cette rencontre on ne peut plus concrète entre les jeunes et une personne tétraplégique en fauteuil roulant, donne l’occasion d’aborder la question du handicap et d’autre part de confronter les jeunes à une réalité et aux conséquences possibles d’un comportement irresponsable sur la route.

S’engageant à réfléchir ensemble, à réviser leurs représentations, chaque jeune garde de cette journée l’importance d’un échange, d’un partage et du message relatif aux questions de choix et de responsabilité sur la route.

Les photos : [2]

Comment bénéficier de cette action ?

  • L’organisation de cette action et notamment la mise à disposition des fonctionnaires et bénévoles ne sera possible que dans la mesure où la séance regroupe une dizaine de jeunes, effectivement présents.
  • Les solutions permettant d’optimiser le déplacements des fonctionnaires et bénévoles devront être privilégiées : regroupement des jeunes sur une même date, rassemblement des jeunes d’une antenne PJJ sur une séance déjà organisée dans une autre antenne, déplacement des jeunes en préfecture au lieu de déplacer les personnels…
    - Pour tous renseignements, solliciter l’intervention de la MSR-Var, contactez le chef du pôle sécurité routière de la préfecture : M. Jacques ROSEC 04 94 18 80 47 ou contacter l’animateur de la MSR-Var.

[2Dans ce reportage-photos et les articles de cette rubrique, la MSR-Var respecte votre droit à l’image. Si vous souhaitez qu’une photo vous concernant soit enlevée ou modifiée, il vous suffit de le signaler à l’animateur de la MSR-Var.